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Patrimoine

Un passé historique riche, un patrimoine à découvrir

Louvres bénéficie d’un passé archéologique et historique très riche et très ancien. Sur son territoire, deux églises, édifiées l’une à côté de l’autre, se dressent en vis à vis : la Tour Saint Rieul et l’Eglise Saint Justin.

Cette disposition est attribuée au fait que Louvres a été marquée par le passage de deux Saints : Saint Rieul, qui vécut au IIIème siècle, et Saint Justin, martyr du IVème siècle. Ils ont tous deux laissé de profondes traces dans la vie de la cité.

La Tour Saint Rieul fut bâtie au début du XIIème siècle, et son clocher fut surélevé au XIIIème siècle. Quant à l’église Saint Justin, elle fut édifiée à la fin du XIème siècle, et a connu de nombreux remaniements jusqu’au XVIème siècle. Ces deux édifices font l’objet de campagnes de rénovation constantes de la part des services des Monuments Historiques, avec la participation financière de la commune.

Le Parc du Château

Situé en plein cœur de la commune, ce lieu spacieux, calme, arboré et reposant représente le véritable « poumon vert » de notre ville. Disposer d’un tel espace est une véritable chance dont il fallait faire profiter les Lupariens. C’est dans cet état d’esprit qu’a eu lieu l’acquisition du terrain par la Communauté de Communes Roissy Porte de France. L’enjeu était clair : transformer une partie de cette propriété de la SNCF en un parc public de près de 3 hectares, tout en valorisant un espace boisé classé. L’opération d’aménagement conduite par l’EPA Plaine de France répond parfaitement aux attentes de chacun.

L’histoire du château
Situé en plein cœur du parc, le château est un édifice incontournable de la visite. Il est à noter qu’avant même la construction du bâtiment actuel existait déjà un château seigneurial, probablement construit au début du XVIIIème siècle par la famille LE FERON, avant qu’il ne devienne la propriété d’un fermier général de la famille LA HAYE DE BAZINVILLE.
En 1815, cette demeure brûla accidentellement et c’est en 1867 que fût bâtit le château actuel.

En 1942, la Société Nationale des Chemins de Fer du Nord achète la propriété afin d’y installer un centre d’hébergement pour les jeunes enfants transformé trois ans plus tard en centre de formation pour ses cadres, jusqu’en 2003. Des bâtiments sont aménagés pour assurer l’hébergement et la formation du personnel ainsi que des terrains de sport.

Aujourd’hui, le château abrite la « Maison des services » où se situent à ce jour la maison de l’emploi (M2E95), le SESSAD et le réseau Automne.

Un « poumon vert »
2,66 hectares de superficie2,66 hectares de superficieFort de ses 2,66 hectares de superficie, le Parc du Château propose une belle diversité végétale.
L’Office National des Forêts distingue deux types de végétations dans le parc :

  • un patrimoine à vocation naturelle, composé de bosquets.
  • un patrimoine à vocation ornementale, constitué d’arbres isolés.

Ce dernier se compose de 50 espèces dont 3 prédominent : l’érable sycomore, le marronnier d’Inde et le platane.

Un séquoia géant
Sequoïa géant

Point d’orgue de la végétation du parc, un séquoia géant trône fièrement dans le parc en face du château. D’une hauteur de 37 mètres et d’une circonférence de 6,8 mètres, ce séquoia centenaire a été classé arbre remarquable.

Un sol particulièrement riche
Dans le cadre du projet de réhabilitation du Parc par l’EPA Plaine de France, une fouille archéologique préventive a été prescrite par le service régional de l’Archéologie. Ces dernières ont révélé une occupation du site de la protohistoire jusqu’à l’époque médiévale. Dans la première partie de l’antiquité, le site est constitué d’une importante carrière d’extraction de calcaire avant que, progressivement, celle-ci ne soit abandonnée au profit d’une nécropole. Pendant encore deux ans, un long travail d’analyse des objets sera réalisé, puis les vestiges seront conservés au Musée Archéa.

Aménagements et mobilier urbain

Mobilier urbain Parc du ChâteauMobilier urbain Parc du ChâteauEn termes d’accès, quatre entrées (deux rue du docteur Paul Bruel et deux rue de Paris) ont été réalisées. Le portail existant face à la mairie et le mur d’enceinte ont fait l’objet d’une restauration. Désormais, les piétons auront la possibilité de traverser le parc pour rejoindre les équipements publics et les commerces situés de part et d’autre de son périmètre. De plus, un parking paysager de 30 emplacements, situé le long de la rue du docteur Paul Bruel, a été crée pour les salariés et les visiteurs de la Maison des Services.

Mobilier urbain Parc du ChâteauMobilier urbain Parc du ChâteauEnfin, concernant le mobilier urbain, celui-ci se compose de lampadaires, bancs, corbeilles, potelets et supports vélos.

Comment a-t-il été financé ?
L’acquisition du terrain et son aménagement pour être ouvert au public, la réalisation du parking de 30 places pour le Château et la restauration du mur d’enceinte représentent un coût d’environ 4 M€ HT. Pour financer cette dépense, deux opérations immobilières ont été prévues. Au nord-est du parc, 64 logements en accession à la propriété seront livrés en septembre 2012 (Nacarat, agence d’architecture Christian Devillers). Au sud-est, la construction a commencé pour 78 logements en accession à la propriété également (CFH, agence d’architecture BLM).
Afin de concevoir des logements qui s’intègrent parfaitement dans le paysage du parc, les ensembles immobiliers en cours de construction répondent aux normes « Bâtiment Basse Consommation ».

Horaires du Parc du Château 

  • 7h30-19h45 du 1er mars au 14 novembre
  • 7h30-17h15 du 15 novembre au 28 ou 29 février

La valorisation du Patrimoine

La Ville de Louvres a programmé la rénovation et mise en valeur du Square de la Tour Saint Rieul, dans lequel les principales découvertes archéologiques ont été faites.

Par ailleurs, la rue du Milton, dont l’aspect date du Moyen-Age, bénéficie désormais d’un arrêté de protection, au même titre que la Ferme Pierre Fossier. Cette ferme, certainement une des plus belles de Louvres, possède des bâtiments datant du XVIIIème siècle. Des fouilles y ont révélé la présence de substructions gallo-romaines, ainsi que d’un aqueduc du bas Moyen-Age.

Le patrimoine archéologique de Louvres

Comme beaucoup de communes d’Île-de-France, Épiais-lès-Louvres et ses environs ont suscité l’intérêt des archéologues à l’occasion notamment de fouilles archéologiques préventives. Ces recherches,  effectuées avant la réalisation d’aménagements, permettent de mieux connaître l’histoire de la commune. Les opérations archéologiques ont été tellement nombreuses sur le territoire de la commune qu’il n’est pas possible de les détailler toutes, mais parmi les principales, on peut noter celles-ci.

Lors de travaux dans l’ancienne église Saint-Rieul et ses abords, une importante nécropole a été exhumée, contenant notamment quelques tombes riches en mobilier d’aristocrates francs remontant à la fin du 5e et début du 6e siècle. Ces fouilles ont été menées par le Groupe de recherche historique et archéologique de Louvres-en-Parisis (GRHALP).

Le site d’Orville, à Louvres, est un château du Moyen Âge détruit lors de la guerre de Cent Ans. Il fait l’objet de fouilles programmées depuis 2001. Sous les vestiges du château, un site d’habitats du haut Moyen Âge a aussi été mis en évidence (Fouilles GRHALP 1975/1976, Fouilles François GENTILI, AFAN puis INRAP, de 1995 à 2012).

Sur le site du Vieux Moulin, une ferme gauloise enclose, selon un modèle très fréquent en Parisis, a été fouillée. Une reconstitution de cette ferme en maquette est présentée dans l’exposition permanente du musée (Fouilles Diane CASADEI, AFAN, 1997).

Sur le site de La Borne-de-Jérusalem, des prospections menées par l’association JPGF en 1976 ont révélé une occupation de l’âge du Fer (-500/-400 avant J.-C), confirmée par des fouilles réalisées en 1998 à l’occasion de la liaison routière Cergy-Roissy (Matthieu GAUTIER, Inrap 2000). Cette occupation ancienne persistera à l’époque gallo-romaine.

Au Val-Noël, c’est un site gallo-romain qui a été mis en évidence. Il s’agit sans doute d’une station sur la voie antique entre Paris et Senlis (Fouille Isabelle DAVEAU, AFAN, 2000).

Le site de la Ferme Baron a livré des vestiges contemporains de cette nécropole, avec la découverte d’un habitat mérovingien. Des vestiges ruraux du Moyen Âge et de l’époque moderne y ont également été étudiés (Fouilles François GENTILI, Inrap, 2010).

Sur le site de l’Îlot Bruel, une fouille a permis la mise au jour d’une importante nécropole antique, comprenant plus de 450 sépultures d’hommes, de femmes et d’enfants, le long de l’ancienne voie romaine qui menait de Lutèce à Senlis (Fouilles Anne-Sophie VIGOT, bureau d’étude Evéha, 2014).

Pour en savoir plus sur l’histoire de ces découvertes, venez visiter ARCHÉA, Archéologie en Pays de France où le fruit de ces recherches est conservé et l’histoire du territoire présentée dans son exposition permanente. Pour rappel, toute recherche d’objets ou de vestiges archéologiques est soumise à une autorisation préfectorale.

Illustrations :
Fibule mérovingienne, fin du 5e – début du 6e siècle, fouille de l’église Saint-Rieul, cliché JY Lacôte, ARCHEA.
Girouette armoriée, début du 15e siècle, fouille du château d’Orville, cliché JY Lacôte, ARCHEA.